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Le vrai zodiaque est sidéral !

Ce sont les textes hindous de la période aryenne qui nous donnent de riches premiers indices sur l’utilisation de l’astrologie. Les textes des Védas datant de 5000 ans avant JC, nous parlent de l’astrologie nommée Jyotish, c’est à dire Lumière. Ces textes ont été transmis par les Rishis et par la Sruti, c’est à dire une tradition orale.

Les premières traces archéologiques de l’utilisation de l’astrologie, remontent à la Mésopotamie. Sur des tablettes cunéiformes, il est fait mention d’un traité astrologique de Sargon L’Ancien datant de 4000 ans avant JC. En 1847, près de l’ancienne Ninive, ont été découvertes 4000 tablettes astrologiques de présages, de la collection du Roi Assourbanipal.

A l’époque les astrologues que l’on nommaient les Chaldéens, étaient des prêtres astronomes et astrologues. Ils montaient sur des tours à sept étages, nommées Ziggurats, pour observer les 7 planètes. Ils observaient les étoiles et calculaient les positions planétaires. Ils ont observé la course apparente du Soleil à partir de celles-ci. Les signes astrologiques n’existaient pas, le zodiaque de base était basé sur les constellations d’origine.

Bérose, un prêtre astronome-astrologue mésopotamien vint enseigner l’astrologie aux Grecs, sur l’île de Kos, au deuxième siècle avant JC.

Mais c’est Claudius Ptolémaeus d’Alexandrie ( Claude Ptolémée), un mathématicien, géographe, astronome et astrologue grec, qui compila les anciens traités pour nous transmettre à nous Européens, ces bases. Ptolémée, auteur de la Tétrabible est restée une référence pour les astrologues occidentaux qui se basent sur son zodiaque des signes fixe et fictif.

Cependant, une donnée fondamentale a été oubliée depuis cette époque, c’est à dire le phénomène de la précession des équinoxes, découvert par Hipparque, au deuxième siècle avant JC.

Le point vernal, c’est à dire le moment de l’équinoxe de printemps, bouge d’un degré tous les 72 ans, c’est à dire 25 degrés en 2000 ans. A l’époque de Ptolémée, entre 127 et 150 après JC, le point vernal se situait le 21 mars, à 1 degré du Bélier. Mais aujourd’hui, au 20.3.19, le Soleil se situe à 4 degrés, cinquante sept minutes des Poissons, selon la position exacte de la NASA. Ce qui signifie que les personnes qui naissent aujourd’hui au printemps 2019, seront Poissons et non pas Bélier, ce qui change considérablement l’interprétation d’un thème astrologique.

Par la suite et depuis lors, les astrologues occidentaux ont continués à se baser sur ce zodiaque fictif qui est inexact, ce qui n’est pas le cas en Inde, au Tibet et chez les anglo-saxons.

Si nous prenons en exemple, le thème illustre du roi Louis 14, né le 5 septembre 1638 à 11h11 à Saint Germain en Laye, nous verrons que celui-ci à son Soleil en Vierge, dans le zodiaque traditionnel tropical et classique. Ce qui ferait de lui un individu timide, réservé, discret, en retrait et n’occupant pas une positon avec un rayonnement de premier plan. Par contre, dans le zodiaque stellaire et sidéral, la position de son Soleil se situe en Lion. Le Soleil retrouve là sa vraie place, en dignité, et nous permet de reconnaître parfaitement, le portrait du Roi-Soleil, celui qui au centre de tout, autoritaire, égocentrique, amoureux du luxe, de l’or, de la beauté et des arts. Remémorons-nous au passage, sa célèbre maxime : l’Etat, c’est moi!

Aujourd’hui le décalage des planètes entre le zodiaque tropical et les vraies positions sidérales est de 25 degrés, presque un signe de trente degrés, mais dans 350 ans environ, en 2380, date de l’entrée dans l’ère de Verseau, le Soleil entrera dans la constellation du Verseau, donc il y aura deux signes de différences. Les natifs du 21 mars ne seront plus Bélier mais Verseau.

L’astrologie stellaire pourrait ainsi être vraiment reconnue, comme la seule et véritable. En effet, le Verseau est gouverné notamment par Uranus, significateur des sciences d’Uranie, c’est à dire de l’astrologie.

Le 11.3.2019 par Patrick Amsellem

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La Psychothérapie Transpersonnelle

Le mouvement transpersonnel prend ses racines dans les voies mystiques traditionnelles orientales qui enseignent le dépassement de la notion de personne, pour aller vers ce que l’on nomme la transcendance. L’Hindouisme, le Taoïsme, le Bouddhisme et le Soufisme en sont quelques exemples. D’autres voies mystiques occidentales sont également à l’origine de ce mouvement.  On peut citer par exemple : les courants de la mystique juive avec les Hassidim, les Pères du Désert et les moines orthodoxes du Mont Athos, chez les chrétiens et la mystique rhénane avec Maître Eckart.

La psychologie et la psychothérapie transpersonnelle constituent un second courant au 20 ème siècle. Ses précurseurs sont entre autres, Carl Gustav Jung, Roberto Assagioli, Victor Frankl, Abraham Maslow, Stanislas Grof…

Pour l’anecdote, des recherches laissent supposer  que l’usage du terme transpersonnel remonterait à des cours que William James (1842.1910), psychologue et philosophe américain, considéré comme un des fondateurs de la psychologie dans ce pays, aurait donné durant le semestre 1904-1905, à l’université d’Harvard.

Carl Gustav Jung, quant à lui aurait utilisé le terme transpersonnel « uberpersönlich » en 1917. Emmanuel Mounier, fondateur du mouvement personnaliste utilisa ce terme en 1947.

C’est en 1955, que Stanislas Grof, à l’hôpital psychiatrique de Prague, puis par la suite aux Etats-Unis, commencera ses expériences avec les états modifiés de conscience. Il définira notamment les expériences transpersonnelles, où l’individu a le sentiment que sa conscience s’étend bien au-delà des limites de sa vie, de son ego, du temps et de l’espace. 

Toutefois, c’est à Abraham Maslow à qui l’on doit l’implantation du terme transpersonnel choisi en 1969. Dans sa célèbre pyramide, il définit les cinq besoins fondamentaux de tout être humain : besoins physiologiques, de sécurité, d’intégration, d’estime de soi et de réalisation de soi. Il définira un sixième niveau qu’il nommera les métas-besoins (métas-needs), qui sont des besoins qui vont au-delà de la personnalité humaine. Maslow considérait que la psychologie humaniste devait être envisagée comme transitoire et préparatoire d’une psychologie transpersonnelle et transhumaine, selon ses propres termes.

C’est en 1969, que Maslow et Grof fondent le journal de la psychologie transpersonnelle, bientôt suivi par la fondation de l’association pour la psychologie transpersonnelle (ATP) en 1972, à laquelle se joignent Carl Rogers, Victor Frankl, Anthony J. Sutich, et Jim Fadiman, puis par la suite Charles Tart et Ken Wilber.

Voici la définition de Stan Grof :  »  La psychologie transpersonnelle intègre tous ces états qui nous permettent de dépasser la réalité ordinaire, notre histoire biologique et psychologique personnelle, pour accéder au passé, au présent et à l’avenir de notre univers, ainsi qu’à d’autres niveaux de réalité décrits par les grandes traditions spirituelles. Il existe un ensemble d’expériences « extraordinaires »qui impliquent aussi une modification de l’état de conscience, comme les NDE (Near Death Expériences) ou expériences de Mort Imminente, les souvenirs de vies antérieures, les phénomènes de télépathie, la clairvoyance et la précognition…Nombre de ces expériences humaines ne s’expliquent pas dans le cadre de la psychologie classique.                    Mais attention : la psychologie transpersonnelle n’est pas de la parapsychologie. Elle ouvre le champ de la psychologie, en intégrant les découvertes de la parapsychologie scientifique, tout comme elle intègre les recherches en neurophysiologie, en biologie, en thérapie quantique…Le Transpersonnel est par essence, un système ouvert et non un agrégat de dogmes et de croyances. »

Ma définition : la Psychothérapie Transpersonnelle touche ce qui dépasse l’être humain au sens biographique du terme. Elle inclut l’histoire d’un individu, sa vie, son adolescence, son enfance et sa petite enfance. A cet égard, elle ne renie nullement les recherches de la psychologie ou de la psychanalyse classique. Néanmoins, cette psychothérapie élargit le champ de conscience d’une personne en considérant aussi ce qu’il y a de plus grand que cet individu et sa biographie. La psychothérapie tranpersonnelle s’intéresse aussi à la dimension de la naissance, de la vie intra-utérine, alors que la psychanalyse considère le bébé comme « tabula rasa ».

Elle prend en compte l’interaction des individus avec l’univers, le cosmos, la nature, les animaux, les plantes et les archétypes universels.

Cette psychothérapie a aussi des liens avec la psychogénéalogie et les ancêtres. Elle n’exclut pas non plus l’idée qu’une âme puisse s’incarner et ait pu auparavant expérimenter des vies antérieures, comme le disent les grandes traditions mystiques. Elle étudie et ne rejette pas d’emblée les phénomènes qui ne sont pas pris en compte par la psychiatrie classique tels que la voyance, la télépathie, le channeling, le contact avec les défunts, les expériences de mort imminente, les sorties hors du corps, les rêves prémonitoires, les phénomènes de possession, les contacts avec les mondes angéliques…

En ce sens, elle peut étudier avec un regard ouvert les psychopathologies, afin de faire la part des choses entre les vraies pathologies et les expériences particulières décrites notamment par le Manuel Clinique des Expériences Extrordinaires de l’INREES.

Elle met particulièrement l’accent sur la relation entre le psychopraticien et son patient : l’accueil, l’écoute, l’ouverture du coeur et l’attitude bienveillante. Ceci implique bien évidemment un non-jugement et un accueil de la personne telle qu’elle est.

La psychothérapie transpersonnelle utilise le travail corporel et les états modifiés de conscience qui favorisent la régression et l’émergence des mémoires de notre passé.

Jean-Marie Delacroix, psychologue et thérapeute gestaltiste nous dit également à propos de cette thérapie : «  Elle tient compte de l’énergie qui circule chez le thérapeute, chez le patient, dans l’entre-deux, mais aussi dans une quatrième dimension au delà de nous-même que l’on pourrait nommer la transcendance. »

Mon mémoire de fin d’études à été d’ailleurs dédié à ce sujet :

« De la régression mémorielle dans une psychothérapie transpersonnelle  »  Mémoire de troisième cycle de fin d’études en Psychothérapie Transpersonnelle, présenté à l’IRETT en Avril 2014.

 

Le 11 mars 2019 par Patrick Amsellem